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Avaient un singulier et naïf enthousiasme, quand ils s'appelaient eux-mêmes « des ouvriers en paroles, travaillant à l'exaltation de la france, »" ou quand, sous louis xiv, ils promettaient de « rendre immortels tous les mots et toutes les syllabes consacrés à la gloire de leur auguste protecteur.
» mais, sous ce zèle de candeur ou de flatterie, il y avait un grand amour des lettres, une étude, un culte de la langue, qui ne fut pas sans fruit.
le savoir judicieux et l'élégance correcte s'effacent pour la postérité, attentive seulement aux grands noms.
mais ces premiers critiques qui épurèrent notre langue, patru, vaugelas, regnier desmarais, étaient des esprits justes et fins, qu'on n'a pas surpassés dans la même oeuvre.
ils firent peu et lentement.
ils avaient raison: ils attendaient le travail du génie, pour aider au leur.
en effet, lorsque richelieu, avec cette précipitation impérieuse qui veut tout mûrir en un moment, avait commandé le dictionnaire de la langue, on ne savait encore où prendre cette langue elle n'était plus dans l'inculte liberté et la confusion hétérogène du seizième siècle, on ne la voyait pas encore dans les génies rares et contestés des commencements du dix-septième.
Si c'est le propriétaire qui se désiste, il devra vous indemniser du préjudice subi.
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